single work

Tiny builders
Petits bâtisseurs

Tiny builders

2004-2005 | A number of years ago I happened upon a child’s science book, published in the early part of the twentieth century. The work (Book of Wonders) contained one chapter in particular that entranced me: a chapter entitled Tiny Builders, with pictures featured in half-tone. They were early examples of micro-photography. The pictures provided the young viewer with examples of an internal reality that was mediated through the use of scientific optics. The realms of technology and its gaze upon Nature were envisioned and articulated through the senses. I chose to use this source as a springboard for my production. Overwhelmed by a variable of form, I chose to reduce them to a few elements : dots, lines and circles. I could produce a constellation of effects similar to the photographs with each work becoming a variation on the previous one. The technique I employ, encaustic, is one that I found worked in harmony with the content. This is a medium composed of wax, dry pigments and a small amount of resin. It has a tendency to dry very quickly so it must be worked in an expeditious manner. This can be quite difficult, but the medium’s intrinsic luminous qualities can be exploited. For the most part the work is not painted with a brush; rather it is poured over a surface. The markings are incised into the surface which are later filled and scraped back. Another layer is poured and the process is repeated. The work is completed when the strata of layers gel to form one complete image. There is a game of hide and seek where the earlier layers are pushed back to the point of invisibility. An important strategy is the possibility of slowing down time and of holding the viewer in that the longer the viewer gazes the more the work reveals itself. I envision my art as a form of history, that is the passage of time is recorded through the practice of putting down marks upon a plane, which coalesce into forms.

Petits bâtisseurs

2004-2005 | Il y a plusieurs années, j’ai lu par hasard, un livre de science écrit pour les enfants et publié au début du vingtième siècle. Cet ouvrage, Book of Wonders, contenait un chapitre en particulier qui m’a enchanté : un chapitre intitulé Tiny Builders (petits bâtisseurs). Les illustrations étaient toutes conçues en demi-tons, prototype ancien de micro-photographie. Ces images fournissaient aux jeunes lecteurs des exemples d’une réalité interne qui s’interposait par le biais de l’optique scientifique. Les domaines technologiques et leur regard sur la nature étaient envisagés et articulés par l’intermédiaire des sens. J’ai voulu utiliser cette source en guise de tremplain pour ma production. Accablé par la multiplicité de formes, j’ai choisi d’en réduire la profusion et d’en retenir seulement quelques éléments : points… lignes… cercles. Je pouvais donc produire une constellation d’effets similaires aux images du livre, avec chaque tableau devenant une variation du tableau précédent. L’encaustique, la technique que j’exploite, s’harmonise bien avec le contenu de mon travail. C’est un procédé ancien, un mélange de cire d’abeille, de pigments secs et de résine. Le tout tend à sécher très vite et, par conséquent, le travail doit se faire rapidement. Cette technique est difficile mais les avantages inhérents apparaissent dans l’effet de transparence et de luminosité. En général, la peinture n’est pas appliquée à l’aide d`un pinceau mais versée sur la surface. Des encavures sont taillées et subséquemment remplies de la peinture versée, et raclées de grattements. Une deuxième couche est versée et le procédé est répété. Le travail est accompli lorsque les couches se sont figées pour former l’image définitive. C’est comme un jeu de cache-cache quand la couche initiale est repoussée jusqu`à l’invisibilité. Une stratégie importante est la possibilité de faire ralentir le temps et d’inciter le visiteur à demeurer plus longtemps, car plus il regarde, plus le tableau se révèle à lui. C’est un jeu avec le temps. Dans l’histoire, comme dans mes travaux, l’homme a rabotté des encavures de toutes sortes dans son espace. Avec le temps qui a passé, elles ont durci et sont devenues des formes qui ont laissé leur marque souvent indélébile.